Départ 18:25, un nouveau programme pour les jeunes de 18 à 25 ans

L’Agence a lancé le 17 avril, sous le haut patronage du Ministère en charge du tourisme, un nouveau programme d’aide au départ en vacances ouvert à tous les jeunes âgés de 18 à 25 ans. Ce dispositif dédié à cette classe d’âge vient compléter les programmes d’aides au départ en vacances de l’Agence sur ce public. Public le plus éloigné des vacances, les jeunes de cette classe d’âge ont désormais accès en quelques clics à des offres variés de séjours à petits prix sur depart1825.com. L’Agence donne un coup de pouce financier à ceux qui en le plus besoin, sous conditions de ressources et de situations. Plus de 150 jeunes adultes se sont déjà inscrits sur depart1825.com pour partir en vacances, 79 % d’entre eux ayant bénéficié d’une aide de l’Agence. Gros plan sur ce nouveau dispositif en phase avec les attentes des jeunes.

De la pertinence d’un dispositif dédié aux vacances des 18-25 ans

La proposition d’un dispositif dédié aux vacances des 18-25 ans s’inscrit dans les priorités gouvernementales en faveur de la jeunesse. 

La priorité donnée à la jeunesse se décline dans l’ensemble des politiques publiques notamment en matière d’emploi, de logement et de lutte contre l’exclusion. Cet engagement s’est récemment incarné dans le Comité Interministériel de la Jeunesse du 21 février 2013, présidé par le Premier Ministre. Le Comité interministériel a permis en premier lieu de dresser un panorama de la situation des jeunes et un constat partagé des principales difficultés qu’ils rencontrent. Prise dans son ensemble, la classe d’âge des 18-25 ans représente d’après l’INSEE, 6,3 millions d’individus, soit près de 10 % de la population française . Elle connaît des difficultés croissantes : 

  • Décrochage scolaire : entre 130 000 et 140 000 jeunes sortent du système scolaire sans diplôme. Sur l’année scolaire 2010-2011, près de 254 000 jeunes ont été considérés comme en décrochage scolaire.
  • Des conditions de vie précaires fragilisent de nombreux jeunes. Les moins de 30 ans représentent la moitié des personnes pauvres, soit environ 1 Million de jeunes en situation de grande précarité. 34.4% des étudiants renoncent à des soins, faute de moyens financiers.
  • Une difficile indépendance en matière de logement. La majorité des jeunes cohabite avec leurs parents. Lorsque les jeunes bénéficient d’un logement indépendant, leur taux d’effort est le plus élevé de toutes les classes d’âge (pour les 25-29 ans le taux d’effort moyen représentait 18.5% des revenus en 2006).
  • Une insertion professionnelle difficile : 24.2% des jeunes actifs de moins de 25 ans étaient au chômage fin 2012 (mais 46% des jeunes non diplômés.) 55% des salariés de moins de 25 ans occupaient à cette date des emplois précaires, de type CDD ou intérim.

Le comité interministériel a lancé les bases d’une politique interministérielle fondée sur 13 chantiers prioritaires, déclinés en 47 mesures.Les 13 chantiers sont les suivants :

  1. Créer un service public d’information, d’accompagnement et d’orientation qui réponde à la diversité des besoins des jeunes
  2. Promouvoir la réussite de tous les jeunes en luttant contre le décrochage
  3. Améliorer la santé des jeunes et favoriser l’accès à la prévention et aux soins
  4. Faciliter l’accès des jeunes au logement
  5. Favoriser l’accès à l’emploi des jeunes
  6. Sécuriser les parcours d’insertion sociale et professionnelle des jeunes
  7. Favoriser le parcours de réinsertion des jeunes détenus
  8. Favoriser l’accès des jeunes aux sports, à l’art, à la culture et à une offre audiovisuelle et numérique de qualité
  9. Développer la culture numérique
  10. Accroitre et diversifier la mobilité européenne et internationale des jeunes
  11. Promouvoir et valoriser l’engagement des jeunes
  12. Renforcer la représentation des jeunes dans l’espace public
  13. Conforter le lien entre les institutions et les jeunes et lutter contre les discriminations

L’ANCV s’inscrit notamment dans l’atteinte des objectifs 8 et 10 dédiés à l’accès des jeunes au sport et à la culture ainsi qu’à la mobilité européenne. Au-delà, l’Agence participe pleinement aux objectifs transversaux qui sous-tendent la démarche interministérielle.

  • Les vacances contribuent à l’autonomisation des jeunes, à leur insertion progressive dans une vie d’adulte, à l’apprentissage de compétences transférables comme la constitution d’un budget.
  • Les vacances favorisent la responsabilisation des jeunes, démarche citoyenne essentielle pour ceux qui seront les parents de demain.
  • La mobilité favorise l’ouverture sociale et culturelle de notre jeunesse.
  • Les vacances sont un levier de lutte contre les exclusions et renforcent l’intégration des jeunes, leur remobilisation si nécessaire dans un parcours d’insertion sociale, ainsi que l’a rappelé la Loi d’orientation du 28 juillet 1998, relative à la lutte contre l’exclusion.

Au-delà de ces enjeux sociétaux, l’Agence répond à des enjeux économiques d’avenir. L’engagement de l’Agence auprès des jeunes doit susciter leur envie de partir ultérieure, et contribue ainsi au renouvellement des clientèles touristiques. Cette attention portée à la jeunesse figure également parmi les priorités de la ministre chargée du tourisme, qui a ainsi confié à Madame Claudie Buisson, contrôleur général économique, une mission pour réduire les inégalités en matière d'accès aux vacances. Une évaluation est en cours sur la base de plusieurs expérimentations conduites durant l’année scolaire 2013, auxquelles l’ANCV s’associe. Un plan d'action sera établi pour la période 2013-2017 afin de réduire la « fracture touristique ». La priorité a été donnée aux jeunes de 18 à 24 ans, et en particulier aux apprentis.

Enfin, preuve de l’engagement de l’ANCV auprès des jeunes, une action et un indicateur spécifiques ont été inscrits dans le Contrat d’Objectif et de Performance de l’Agence. L’intervention de l’ANCV en faveur des jeunes est ancienne L’intervention de l’Agence en faveur des jeunes est ancienne et repose sur une double démarche.

  • Au-travers du chèque-vacances, l’ANCV soutient les jeunes actifs travaillant au sein d’entreprises bénéficiant de politique d’œuvres sociales, pilotées par les Organisations sociales.
  • Depuis le déploiement de ses programmes d’aides en 1987, l’ANCV soutient avec l’aide de ses partenaires associatifs, caritatifs et institutionnels, le départ en vacances et la pratique sportive dans le cadre de dispositifs à vocation sociale et socio-éducative préexistants. Plus de 200.000 personnes en 2012 ont bénéficié d’une aide de l’ANCV, parmi lesquelles environ 15 000 jeunes.

Les partenaires de l’ANCV interviennent à ses côtés pour soutenir cinq objectifs principaux :

  • Favoriser le départ en vacances des jeunes : lutte contre les exclusions et suivi social : ATD Quart-Monde, Les Restaurants du Coeur, le Secours Catholique, le Secours Populaire Français et la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes)
  • Soutenir les jeunes dans l’élaboration de leurs projets personnels et leur engagement : Léo Lagrange, l’agence du Service Civique et la ville de Sarcelles.
  • Favoriser l’acquisition de compétences transférables à l’insertion professionnelle : « Parcours vacances » avec Vacances Ouvertes.
  • Les vacances, temps de continuité éducative : JPA, Fondation d’Auteuil, et Acsé.
  • Favoriser la pratique sportive des jeunes, notamment au cours de séjours sportifs. UCPA, Raid’Aventure, « En passant par la montagne », Action Basket citoyen et Drop de Béton.

La double démarche d’intervention (chèque-vacances et dispositif d’accompagnement social ou éducatif) ne concerne cependant qu’une partie de la classe d’âge des 18-25 ans, qui présente la particularité d’être très hétérogène. 

L’action de l’ANCV ne répond que partiellement à la variété des situations rencontrées par les jeunes

Les jeunes connaissent des situations contrastées en matière d’insertion sociale et professionnelle .

  • 48,4 % des 20-24 ans sont des actifs en emploi, mais disposent néanmoins de salaires moindres que les autres classes d’âge. Leur surreprésentation dans les emplois précaires et partiels a cru lors des dernières décennies.
  • 12,3 % sont au chômage. Ce sont les jeunes les moins diplômés qui sont les plus concernés par le chômage.
  • 30,9 % sont en formation, majoritairement en études supérieures (1,8 millions d’individus environ). Les étudiants résident quasiment pour moitié chez leurs parents (45.8 %) et pour moitié hors du domicile parental (24.4 % vivent seuls, 10.8 % en couple, 11.6 % en collocation et 6.6 % en foyer étudiant) .
  • 46 % d’entre eux ont un « petit boulot » , décrit comme « vital » pour 6/10 d’entre eux.
  • 8,4 % ne sont ni en formation, ni actifs. Il s’agit de jeunes qui sortent des cursus scolaires sans qualification et qui peinent à trouver leur place tant sur un plan professionnel qu’à l’échelle de la société.

Il est à noter qu’environ 600 000 jeunes sont en contrat d’apprentissage (419 000) et de professionnalisation (186 000) . 

L’offre de l’ANCV s’adresse aujourd’hui essentiellement aux jeunes salariés (chèques vacances) ou aux jeunes en difficulté (accompagnement social). 

Les attentes des jeunes en matière de vacances sont multiples 

Les attentes des jeunes sont aussi diverses que leurs profils. La classe d’âge est plurielle :

  • Il convient de distinguer a minima deux segments de population (les 18-20 ans et les 21- 25 ans révolus) qui ne disposent pas des mêmes ressources et ne partagent pas forcément les mêmes attentes.
  • Le niveau de formation est un autre facteur de différenciation qui influe sur les destinations et le contenu des séjours (ludique, culturel, ..)
  • Les modes de voyages diffèrent également selon que les jeunes voyagent seuls ou en groupe.

Leurs motivations multiples sont satisfaites par différents types de séjours. Les séjours les plus prisés par les jeunes sont notamment :

  • Le tourisme urbain et par exemple la découverte de capitales/grandes villes européennes comme Londres et Madrid. Le tourisme des jeunes a acquis une dimension européenne forte. Atout France relève ainsi « que la clientèle jeune [européenne] est friande du continent européen, première destination de prédilection des jeunes devant les pays asiatiques ».
  • Les séjours sportifs (sports d’eaux vives, ski, randonnée),
  • Les séjours à la mer ou à la montagne, accompagnés ou non d’une offre sportive.

Les périodes de séjour restent principalement concentrées sur les périodes de congés scolaires estivaux et hivernaux comme le montre l’offre actuelle APV. Pour autant, certains segments sont en capacité de poser leurs vacances hors périodes scolaires – notamment les jeunes actifs sans enfants. 

D’ailleurs, les jeunes se distinguent principalement des autres vacanciers par leurs modes de consommation touristique comme le montrait une étude d’OpinionWays de 2011 , pour qui une nouvelle génération de voyageurs des 18-24 ans émergeait, autour de « trois mots d’ordre : connectivité, réactivité et flexibilité ».

  • Les jeunes sont en effet très connectés : L’internet est leur principale source d’information sur les vacances et de comparaisons notamment des prix (83% des jeunes). Les jeunes sont attentifs aux sources d’information en ligne, notamment aux réseaux sociaux. Les conseils de leurs amis ont une influence sur le choix de leur destination (pour plus de la moitié d’entre eux).
  • La moitié des jeunes déclare rechercher de nouvelles destinations chaque année. C’est une population qui est donc difficile à fidéliser.
  • Les jeunes sont flexibles, car très sensibles aux promotions vues sur internet (84%) et prêts à modifier leurs dates de congés (53% contre 33% des Français) ou leur destination (63% vs 51% des Français).
  • Plus que les autres, les jeunes se saisissent des offres de dernière minute ( 38% vs 25%)
  • Enfin, plus de la moitié des jeunes privilégie l’hébergement chez les amis ou la famille.

Ces jeunes souffrent de fortes contraintes financières, encore aggravées par la crise actuelle. L’étude d’OpinionWays de 2013 montre que les jeunes dont les budgets sont les plus serrés (481€ par personne contre 813€ pour les seniors cette année) sont les premiers à ne pas partir (si 77% d’entre eux sont partis en 2010, 47% prendront des vacances cette année) ou à écourter leurs vacances. 

Le départ en vacances des jeunes reste en effet limité par de multiples freins économiques, psychologiques et sociétaux

Avec un taux de non-partants de 45 %7les « 18-25 ans » constituent la classe d’âge qui part le moins en vacances (exclusion faite des 70 ans et plus) Ce constat est la conséquence de plusieurs facteurs identifiés : 

- Le niveau de revenus souvent bas des jeunes renforce la prégnance des freins financiers.
Les jeunes apparaissent ainsi comme le segment dont les budgets sont « les plus serrés du marché » . Les dispositifs d’aide au départ sont rarement destinés à ce public, d’autant que les acteurs qui s’y investissent, comme les Caisses d’Allocations Familiales (CAF), notamment, privilégient l’aide aux enfants et aux familles et n’accompagnent pas les volontés de départ autonomes. 

- L’influence d’autres freins, notamment culturels et méthodologiques

  • les jeunes émanant de foyers non-partants n’ont, pour la plupart d’entre eux, pas acquis la culture des vacances. Partir ne représente pas forcément une envie spontanée et cette pratique est parfois identifiée comme hors du champ des possibles : on ne s’y autorise pas ;

 

  • ceux qui souhaitent partir mais manquent de pratique sont confrontés à des difficultés méthodologiques et opérationnelles :
    • le repérage d’une offre adaptée tant dans son contenu que dans son tarif n’est pas aisé et suppose de maîtriser relativement bien un marché peu lisible et difficile d’accès, 
    • au-delà, l’organisation d’un départ apparaît d’autant plus difficile que les jeunes manquent d’expérience et de conseils pour y parvenir.

- Une offre parfois inadaptée. Une grande majorité des jeunes rêve d’accéder à des vacances qui répondent à leur imaginaire. Beaucoup se heurtent à des exigences d’encadrement ou se détournent de séjours insuffisamment adaptés à leurs aspirations, car davantage conçus dans une optique éducative que ludique. 

Des expérimentations sont portées par le ministère du tourisme pour répondre aux problématiques des jeunes 

Conscient du nombre de jeunes concernés par le non départ et de la spécificité des problématiques qu’ils rencontrent, le ministère a souhaité lancer plusieurs expérimentations dédiées aux 18-25 ans, dans le cadre de la mission confiée à Claudie Buisson. Le ministère a prévu deux principales phases d’expérimentation, durant les vacances scolaires d’hiver et d’été 2013. 250 jeunes sont partis cet hiver. Des séjours au ski d'une semaine à Saint-Lary (Midi Pyrénées) ont notamment été proposés à 52 jeunes apprentis sélectionnés parmi 5 centres de formation de la région. D’autres propositions à destination des jeunes ont été organisées avec des partenaires comme le Conseil Régional Rhône-Alpes, le Fonds d’Action sociale du Travail Temporaire, l’Association de vacances de la Mutualité Agricole. 

Les objectifs de ces expérimentations sont multiples. Les projets doivent d’abord permettre de mieux cerner les besoins et attentes des jeunes. Les expérimentations doivent également donner lieu à des retours d’expérience illustrant tant les difficultés rencontrées que les facteurs clés de succès de tels projets. Une évaluation sera menée afin de tirer parti des dites expérimentations, et nourrir notamment le dispositif Jeunes de l’ANCV. 

Le dispositif Jeunes a vocation à susciter chez les 18-25 ans (révolus) l’envie de partir en vacances. 

Le dispositif « jeunes », ici proposé, a vocation à compléter les modalités d’intervention traditionnelles de l’Agence en matière d’accompagnement social, en s’adressant à une classe d’âge dans son ensemble, afin de susciter l’envie de partir en vacances. Il s’adressera aux jeunes qui apparaissent suffisamment autonomes pour s’impliquer dans un projet de vacances traditionnel, sans besoin d’un accompagnement significatif. L’autonomie et la mobilité sont les principaux objectifs pédagogiques recherchés. 

Le dispositif poursuivra les objectifs suivants :

  • Proposer une offre adaptée : le dispositif mettra à la disposition des 18-25 ans (révolus) une offre attractive et adaptée aux besoins et attentes de l’ensemble de cette classe d’âge.
  • Aider à la préparation au départ : Il permettra, à terme, notamment via un guide en ligne, d’apporter une aide méthodologique pour préparer avec les jeunes leurs départs en vacances.
  • Lever les freins financiers : Le dispositif apportera en outre une participation financière de l’Agence supplémentaire pour permettre le départ de 50 000 jeunes comme spécifié dans le Contrat d’Objectif et de Performance. L’ANCV soutiendra ainsi des jeunes confrontés à des difficultés financières ou appuiera ceux qui se sont engagés dans une démarche d’insertion et/ ou de sécurisation de leurs parcours professionnels (emploi d’avenir, apprentissage, étudiants boursiers …).

Grâce au dispositif Jeunes qui complète les dispositifs existants, l’ANCV apportera une réponse globale propre à concerner une classe d’âge dans son ensemble. La segmentation de l’offre sera ainsi la suivante : 
 

Type Proportion Réponse ANCV
Jeunes ni actifs ni en formation 8,4 % L’Aide au Projet Vacances (APV) propose un accompagnement, avec le soutien d’associations.
Jeunes au chômage 12,3 % APV
Jeunes en formation 30,9 %  
Lycéens   APV
Etudes sup.   Dispositif Jeunes
Jeunes actifs en emploi 48,4 % CV et/ou Dispositif Jeunes
Jeunes en entreprise aidés   CV et/ou Dispositif Jeunes
Jeunes statuts spécifiques (contrats aidés, d’apprentissage, de professionnalisation) - Jeunes en entreprise non aidés   Dispositif Jeunes
Jeunes en entreprise non aidés   Dispositif Jeunes
  • Le dispositif Jeunes couplera ainsi une information et une offre dédiée pour l’ensemble des jeunes,
  • Le dispositif Jeunes offrira aussi un accompagnement et une aide financière supplémentaires pour certains publics.
  • Les jeunes en situation de fragilité et nécessitant notamment un accompagnement social spécialisé seront, eux, accompagnés dans le cadre des dispositifs existants de type APV.

Les caractéristiques du programme

Faire connaître le dispositif par une communication multicanaux

Pour promouvoir le programme auprès de ces jeunes, deux axes de communication seront mis en œuvre :

  • l’un, direct, visera directement les jeunes, au-travers d’une campagne de promotion directe mettant en valeur le modèle social de l’Agence, qui sera portée par l’ANCV, et soutenue par le Ministère en charge du tourisme. L’ANCV promouvra également son dispositif grâce à différents réseaux sociaux, mobilisés par exemple par appels à projets.
     
  • l’autre visera les prescripteurs de jeunes, qui informeront les 18-25 ans de l’existence d’une offre dédiée hébergée sur un site : 
    • les comités d’entreprise en ciblant les jeunes travailleurs pauvres au sein des entreprises, 
    • les syndicats et fédérations étudiantes, 
    • les collectivités territoriales afin de soutenir leur politique en direction de ce public, 
    • les centres d’apprentissage afin de cibler un public aux ressources modestes et de favoriser leur autonomie, 
    • les organismes accueillant de jeunes volontaires dans le cadre du service civique.

Rendre l’offre accessible aux jeunes via un site internet, confié à un prestataire

La collecte de séjours adaptés aux jeunes (détaillée en 2.4) sera déléguée à un prestataire externe sélectionné par appel d’offre. Il sélectionnera les séjours selon des critères décidés par le Conseil d’Administration de l’Agence. 
L’offre sera hébergée sur une plateforme, accessible via un site internet sur lequel les jeunes pourront passer directement leur réservation. Ce choix répond aux usages d’une jeune génération, fortement connectée et bien équipée en matériel informatique.

Faire appel à des prestataires touristiques reconnus en France et dans l’Union européenne 

L’offre du prestataire pourra être élargie auprès des différents prestataires touristiques de l’ANCV comme par exemple :

  • Les prestataires spécifiquement dédiés aux jeunes : auberges de jeunesse (FUAJ), UCPA notamment,
  • Les campings (FNHPA) et villages de vacances,
  • Les organismes territoriaux : RN2D notamment, qui pourraient proposer des séjours agrémentés d’offres de loisirs locales,
  • Les partenaires traditionnels de l’agence issus du tourisme social notamment

Construire une offre adaptée aux demandes et contraintes des jeunes 
Les jeunes ont des attentes et des envies multiples qui appellent nécessairement une offre diversifiée. Toutefois, un effort particulier sera déployé pour permettre la collecte de séjours répondant aux caractéristiques suivantes :

  • Des courts-séjours de 2 à 3 nuits principalement, afin de :
    • Limiter le coût de ces produits pour favoriser leur accessibilité au plus grand nombre de jeunes, 
    • Sécuriser le séjour des jeunes qui, avant cette expérience de départ, n’étaient jamais ou peu partis en autonomie, 
    • Soutenir la réalisation d’une première expérience courte de départ en vacances, afin d’inciter les bénéficiaires à partir ensuite par leurs propres moyens, dans le cadre de séjours plus longs notamment.
  • Des formules en demi-pension, afin d’assurer au moins un repas complet par jour aux jeunes vacanciers tout en leur laissant une certaine autonomie dans l’organisation de leurs journées de vacances,
  • L’intégration d’une activité, de type sportive, ludique ou culturelle, selon des critères définis par l’ANCV
     
  • Une offre diversifiée notamment :
    • A la mer, montagne, campagne, 
    • principalement en France dans le cadre d’une offre intra régionale et interrégionale, 
    • mais également au sein de l’Union européenne, avec notamment un intérêt particulier des jeunes pour le tourisme urbain dans des capitales européennes telles que Londres, Amsterdam, Bruxelles, Rome, Venise, Prague, Berlin...
  • Une offre de séjours toute l’année mais principalement au cours des saisons été et hiver
  • Des offres de séjour pour 2 et 4 personnes
  • Une offre de transport sera dans la mesure du possible intégrée au dispositif.
  • Des prix accessibles à tous en fonction du type de séjour proposé. 
    • Compte tenu des budgets, restreints, dont disposent les jeunes, les offres de séjour collectées seront proposées à un tarif attractif. 
    • Le coût des séjours variera en fonction des équipements, des destinations, des durées et des activités proposés

Octroyer sous condition une aide financière supplémentaire de l’ANCV
L’ANCV aidera financièrement les jeunes pour lesquels le frein est principalement de cette nature… 
 

Niveau d’éligibilité Nature des critères Seuils / Types  
Eligibilité à l’aide de l’ANCV Eligibilité au programme Domiciliation jeune résidant en France
Age 18 à 25 ans révolus
  Revenus (Déterminés par équivalence avec les QF de la CAF. A l’identique de ceux proposés dans le programme BSV afin de garantir une cohérence d’intervention)
1 PF 17.280 €
1,5 PF 21.600 €
2 PF 25.920 €
2,5 PF 30.240 € 30.240 €
3 PF 34.560 €
3,5 PF 38.880 €
4 PF 43.200 €
4,5 PF 47.520 €
5 PF 51.840 €
1/2 part sup 4.320 €
ou  
Statuts particuliersDispositif Jeunes
CV et/ou Dispositif JeunesCV et/ou Dispositif Jeunes Dispositif JeunesDispositif Jeunes
Apprentis et autres contrats de formation en alternance
Contrat/ emploi d’avenir
Contrat de génération
Service civique
Etudiants boursiers

 

L’éligibilité des jeunes à cette aide financière sera fonction de critère de ressources et/ ou fonction de leur engagement dans une démarche d’insertion et/ ou de sécurisation de leur parcours notamment professionnel (statuts particuliers, tels qu’apprentis, emploi d’avenir, services civiques, boursiers…) Ces critères pourront évoluer sur décision du Conseil d’administration de l’ANCV. 

L’Agence prendra à sa charge au maximum 50% du coût de chaque séjour, plafonné à 150€ pour les jeunes éligibles. Des aides complémentaires pourront être apportées aux jeunes par des organismes mobilisés en faveur de cette politique pour la jeunesse, qui rejoindraient ainsi le dispositif porté par l’ANCV. 

Pour renforcer l’objectif pédagogique d’autonomisation et de responsabilisation, le jeune, éligible aux aides, devra s’acquitter d’un montant minimal de 50 euros. 

L’éligibilité du jeune aux aides financières fera l’objet de contrôles, réalisés a postériori sur la base de sondages. Seul un engagement sur l’honneur sera demandé lors de la réservation

 

Revenir en haut de la page